LA HONTE TOXIQUE

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LA HONTE TOXIQUE

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Août,2018

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Alors que nous quittons notre enfance, nous sommes confrontés à pleurer ce que nous avons perdu. Cependant, pour plusieurs d’entre nous, issus de familles disfonctionnelles, qui explorons notre enfance, les vieilles histoi­res continuent de s’accrocher.

COLÈRE ENVERS NOS PARENTS

La colère que nous ressentons envers nos parents ou nos abuseurs est devenue une source de puissance person­nelle. Beaucoup d’entre nous passent leur vie, attendant toujours la compréhension,  l’amour et l’approbation, qui ne sont jamais venus. Nous n’étions pas contents de ce qu’on nous a donné, nous voulions plus. Et alors  nous attendons douloureusement, que nos désirs  soient exaucés. Plus nous avançons, plus les événements s’accumulent et c’est sournoisement que viendra s’installer la «honte toxique» qui deviendra indirectement, la source de création d’événements seconds qui serviront d’éléments déclencheurs à nos idées irréalistes qui à leurs tours serviront de cause à nos troubles de comportements.

VIVRE DANS LA DISSIMULATION ET LE SECRET

La honte est partout ; elle s’avère être rusée, puissante et déroutante. Son pouvoir réside dans son caractère obscur et secret. En refusant notre vrai moi, nous tentons de nous en créer un faux et nous devenons «moins qu’humain»  ce qui nous amène à vivre dans la dissimulation et le secret ; deux causes importantes de souffrance. À partir du moment où l’on croit que son vrai moi est imparfait et déficient, on a besoin d’en adopter un autre qui n’a pas ces lacunes et aussitôt que l’on s’identifie à ce faux moi, on cesse d’exister émotionnellement ; cela équivaut à mettre un terme à son existence d’être humain authentique, c’est comme un «meurtre de l’âme». On essaie de se montrer plus qu’humain ou moins qu’humain. La honte toxique constitue la pire forme de violence ; elle détruit dans tous les sens du mot, la vie humaine.

LA HONTE PEUT ÊTRE SAINE

La honte est un sentiment difficile à cerner car il s’élabore très tôt dans notre vie, avant même que nous ayons recours au langage. À priori, c’est un sentiment simplement humain et normal ; elle sert à nous enseigner nos limites et nous maintient en contact avec la réalité. Elle nous donne une meilleure emprise sur notre vie puisque la connaissance de nos limites nous évite de nous acharner à poursuivre des buts irréalisables ou de nous entêter à changer ce que nous ne pouvons pas. La honte normale nous permet d’intégrer notre énergie au lieu de la disperser.  C’est quand nous n’acceptons pas ce fait que nous nous retrouvons avec de graves problèmes et qu’elle devient toxique.

Quand un enfant peux se sentir protégé à l’intérieur des limites établies par des parents compatissants, quand il peut explorer, expérimenter et se mettre en colère sans craindre que ces derniers ne lui retire leur amour, il lui est alors possible d’éprouver de temps à autre une saine honte. Celle-ci peut prendre la forme d’un embarras passager suite à une erreur ou à de la timidité en présence d’étranger par exemple. La honte saine constitue le fondement psychologique de l’humilité.

NOUS NE SOMMES PAS CE QUE NOUS FAISONS

Malheureusement, dans certains cas, l’émotion peut être intériorisée et perdre sa fonction d’origine pour se transformer en type de caractère. Dans ces cas, l’émotion est devenue le fondement de la personnalité ; ces personnes n’éprouvent pas de la colère, elles sont la colère : l’émotion a pris la place de l’identité, elles pensent qu’elles sont ce qu’elles font.

TRAVAIL SUR LES PENSÉES

Un travail sur les pensées peut nous aider à se sortir de ce tourbillon dévastateur.

Source : L’héritage spirituel d’une enfance difficile,  WAYNE MULLER

S’affranchir de la honte,  JONH BRADSHAW

Travail fin de session coaching,  LYNE ROY

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