LE PARDON, LA CLÉ POUR ÊTRE HEUREUX

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LE PARDON, LA CLÉ POUR ÊTRE HEUREUX

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Août,2015

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On dit que « dès le moment où l’on s’engage pleinement dans une démarche visant notre bien-être, l’univers conspire à notre avantage. Toutes sortes de choses arrivent pour nous aider à mettre en œuvre notre décision et il crée, en notre faveur, toutes sortes de rencontres et d’aides matérielles que nous n’aurions jamais croisées  autrement.» Du moment que nous sommes vraiment sincères, intègres et décidés à y mettre du nôtre, tout peut arriver.

DÉCIDER DE PARDONNER

Décider de pardonner est un acte courageux et volontaire d’engagement envers nous-mêmes. En prenant cette décision de pardonner, nous reprenons le pouvoir sur nos vies. À l’intérieur de nous, se retrouvent toutes les ressources nécessaires qui nous mèneront vers notre guérison. Si nous persistons à retenir ces sentiments de colère et de haine, il nous est alors impossible d’obtenir une paix intérieure. Soulagés de nos pensées de victimes (pardonner aux autres) ou de culpabilité (se pardonner à soi-même), nous serons en meilleure position pour éprouver la joie, la paix et l’amour.

PARDONNER ?

Pardonner ne signifie pas que l’on est en accord avec le geste posé ou qu’on approuve un acte blessant, irresponsable, il ne demande pas non plus de tendre l’autre joue  ni de renouer avec la personne concernée. Ça ne veut pas dire non plus fermer les yeux sur ce qui a été commis. Ça implique plutôt de considérer consciemment la situation et en éliminer la douleur dans notre mémoire. Cela permet  de mettre un point final à des affaires anciennes nous permettant de vivre dans le présent, libéré de la contamination du passé. Ça nous permet de dissoudre ce lien de négativité qui nous relie encore à notre agresseur. C’est lâcher prise sur le ressentiment, la rancune, les attitudes négatives et le chao que s’approprie notre esprit et qui sabote notre paix intérieure. Pour trouver le bonheur nous devons faire face à nos démons et le pardon est l’action la plus puissante à notre disposition pour modifier nos vies et nos relations. L’état d’esprit dans lequel il nous emmène porte les tragédies à un niveau plus élevé et c’est là qu’il est possible de les guérir. Le simple fait de  «dire» que nous sommes prêts à pardonner, amorce déjà le processus  de guérison.

 

SE PARDONNER À SOI-MÊME

L’essence du pardon est de laisser aller nos regrets, notre culpabilité et notre propension à nous blâmer. C’est essentiel de pardonner et de SE pardonner et d’avoir de la compassion pour nous sinon ce sont la culpabilité et la honte qui nous guettent. Nous serons alors piégés dans des pensées et sentiments négatifs et nous serons persuadés que nous méritons peu dans la vie ou que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Le pardon est nécessaire, il augmente notre capacité à contrôler nos pensées et nous permet de continuer vers une vie plus heureuse. Il aide à apaiser notre esprit angoissé. Certains vont jusqu’à utiliser des moyens anesthésiants (alcool, drogue, médicaments…) pour calmer ces réactions de peur mais du même fait, ils vont s’occasionner d’autres problèmes (dépendances) qui peuvent aller jusqu’à nuire aux personnes qui nous entourent.

Penser d’envisager nos situations douloureuses donne souvent l’impression que ça va nous anéantir. Cependant, fuir nos démons c’est plutôt leur accorder tout le pouvoir sur nous. Si on désire une vie meilleure, il est primordial de s’affranchir de ces peurs. Apprendre à pardonner exige de nous que nous nous aimions assez pour refuser de rester dans une douleur qui nous empêche de vivre. Si nous ne pardonnons pas, la douleur persistera. Le pardon efface les dégâts du passé, que la blessure soit ancienne ou récente. Il clarifie la pensée parce qu’il supprime les bouleversements qui ennuagent l’esprit et le cœur. « Une fois convaincu du pouvoir que nous avons sur les pensées que nous entretenons, la ligne est mince pour devenir une personne sur qui les blessures auront de moins en moins de prise.» (*Louise DesChâtelets Préface de Pardonner pour de bon).  Si on ne peut pas toujours contrôler ce qui nous arrive, on peut décider comment y réagir.

BLOCAGES

Voici quelques blocages qui viennent nuire à notre capacité de pardonner

  • La personne est décédée.

Si nous vivons encore du ressentiment, la blessure elle, est encore vivante. Il est tout a fait possible d’effectuer le travail de pardon en se remémorant seulement la situation, la personne n’a pas besoin d’être présente.

  • Je ne veux pas me réconcilier avec cette personne.

On peut choisir de pardonner pour notre propre libération en se protégeant des comportements abusifs de l’autre en décidant de ne plus le revoir.

  • En lui pardonnant j’approuve sa conduite.

Pardonner ce n’est pas approuver

EX : la famille d’un toxicomane peut parfaitement vouloir lui pardonner son comportement  sans toutefois approuver l’utilisation de la drogue.

  • Je suis trop en colère ou trop blessé.

Permettre à la colère ou au ressentiment de perdurer ne nous aide en rien. Il serait beaucoup plus avantageux pour nous d’apprendre à gérer nos émotions et à dresser nos limites.

  • L’autre ne mérite pas que je lui pardonne.

L’autre n’a rien à voir, c’est pour nous que nous pardonnons, pour nous libérer nous.

SE FAIRE UN CADEAU

Chaque personne est différente et chacune pardonnera à sa façon et à son rythme. Pardonner c’est une habileté qui évolue étape par étape parallèlement à notre niveau de conscience. Nous saurons que nous avons pardonné quand l’évènement ou la personne concernée peuvent traverser nos pensées sans nous faire mal. Il ne faut jamais perde de vue que c’est d’abord pour nous, pour notre propre bénéfice que nous faisons ce travail de pardon ça n’a rien à voir avec le fait que cette personne le mérite ou pas. Si on ne lâche pas prise c’est nous qui continuons de souffrir. D’une certaine façon, c’est laisser aller une dette physique ou émotionnelle que l’on s’attend d’être remboursé. C’est préférer la paix d’esprit, nous faire un cadeau, pas pour l’autre, pour nous. On peut croire qu’il est injuste de laisser une personne s’en sortir lorqu’on sait que ce qu’elle a fait n’est pas correct et vouloir lui donner une leçon, mais en pensant de cette façon, c’est nous que nous retenons pris dans la douleur. C’est un chemin difficile car il éveille en nous de moments douloureux. Mais comme on le sait; si on ne pardonne pas, la douleur persistera toujours.

OUTILS

Se reposer, revoir le passé et se libérer sont des cycles du pardon. Écrire, lire sur le sujet, aller marcher dehors et si possible dans  la nature, faire quelque chose qu’on aime (passe-temps) sont des outils qui peuvent nous venir en aide pour traverser les tumultes qui accompagne ce travail de pardon.

ÉCRIRE UNE LETTRE

Écrire est un outil qui peut s’avérer très libérateur dans ces circonstances. On écrit une lettre (sans la poster) à son agresseur. Le fait de déposer sur le papier toute la douleur et l’énergie négative nous libère de la prison de la colère et du ressentiment. On y dépose TOUT ce qu’on a sur le cœur, tout ce qu’on voudrait lui dire s’il était là et tout ce que l’on doit subir depuis que l’événement s’est produit. On peut ensuite déchirer ou brûler la lettre en pensant que toute la douleur contenue sur le papier va être dispersée pour nettoyer et purifier l’énergie négative qu’il contient. C’est un outil puissant qui nous permet de ressentir immédiatement les bienfaits. On se sent beaucoup plus léger après l’avoir fait et on peut plus facilement envisager la transformation que le pardon va pouvoir opérer sur nous.

Le seul fait que vous vous soyez débarrassé de vos bouleversements ne signifie pas qu’il n’y en aura pas d’autres. Cependant vous possédez maintenant des outils pour les régler et en continuant de pratiquer vous ne serez pas submergé lorsque la prochaine occasion se présentera. Vous remarquerez que vous résoudrez et pardonnerez plus facilement et plus rapidement ce qui s’est passé et vous sentirez beaucoup mieux intérieurement.

Un accompagnement en thérapie axée vers un travail sur les pensées pourra vous aider aussi grandement à approfondir ce processus de guérison.

2 Comments so far:

  1. P. Champagne dit :

    Bonjour Lyne,

    Je ne sais pas si je suis la seule mais je ne peux pas ouvrir ton article sur le discours mental qui est surement très intéressant à lire.

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